chélidoine
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Plantes sauvages « du bas de l’immeuble » n°3 : la chélidoine

Cette plante vit au pied des murs, sur les trottoirs, mais aussi dans les rocailles et les décombres. Elle avoisinne presque toujours les habitations. Bien connue pour une utilisation particulière dont nous parlons juste en dessous!

La chélidoine, Chelidonium majus appartient à la famille des Papaveracées, comme la fumeterre. Chélidoine provient du grec Chelidôn, qui signifie « hirondelle », les anciens appelaient de nombreuses plantes Chelidonium qui poussaient ou qui fleurissaient à l’arrivée des hirondelles.

latex jaune orangé de la chélidoine
Suc jaune orangé de la chélidoine

La chélidoine est surtout connue pour l’utilisation de son suc sur les verrues. Le docteur H. Leclerc rapporte que « le latex récemment exprimé, constitue un traitement très efficace des formations papillaires bégnines (verrues, cors et durillons) : je me suis débarrassé rapidement de plusieurs verrues qui avaient résisté à d’autres traitements, en badigeonnant trois fois par jour de ce latex ».

La chélidoine contient de nombreux alcaloïdes, substances pharmacologiquement très actives et qui sont donc souvent toxiques. La chélidoine a montré diverses effets nocifs : hépatotoxicité (toxique pour le foie), phototoxicité (rend la peau sensible au soleil) en sont des exemples. Des extraits de chélidoine montrent aussi des activités antivirales, antibactériennes, antifongiques. La chélidoine pourrait aussi agir de manière intéressante sur le foie dans certaines situations.

L’utilisation de la chélidoine pour d’autres traitements que les verrues semble possible mais nécessite des études supplémentaires, ainsi que la consultation d’un professionnel de santé. Les détails des mécanismes d’action et les possibles posologies sont vues en formation spécifique.

La chélidoine n’est donc pas comestible.

chélidoine en rosette
Chélidoine en rosette (feuilles étalées en cercle près du sol), avant la montée en fleurs.

-Références:

-Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France, Paul-Victor Fournier.

-Chelidonium majus – an Integrative Review: Traditional Knowledge versus Modern Findings. Gilca et al., Research in complementary medecine, 2010. -Crijns AP et al., Acute hepatitis after use of a herbal preparation with greater celandine (Chelidonium majus). 2002 -Kaminsky V et al., Correlation of the cytotoxic activity of four different alkaloids, from Chelidonium majus (greater celandine), with their DNA intercalating properties and ability to induce breaks in the DNA of NK/Ly murine lymphoma cells. Cent Eur J Biol 2006;1(1):2–15. -Dzink JL et al., Comparative in vitro activity of sanguinarine against oral microbial isolates. Antimicrobial Agents Chemotherapy 1985;27(4): 663–665. Bark KM et al., Evaluation of the phototoxic potential of plants used in oriental medicine. J. Ethnopharmacology 2010;127(1):11–18.
-Matos OC et al., Sensitivity of Fusarium starins to Chelidonium majus L. extracts. J Ethnopharmacology 1999;66(2): 151–158.
-Parvu M, Parvu AE, Cranium C, Barbu-Tudoran L, Tamas M: Antifungal activities of Chelidonium majus extract on Botrytis cinerea in vitro and ultrastructural changes in its conidia. J Phytopathology 2008;156(9):550–552.
-Meng F et al., Antifungal activity of the benzo[c]phenanthridine alkaloids from Chelidonium majus Linn against resistant clinical yeast isolates. Journal of Ehnopharmacology 2009;125(3):494–496.

6 réflexions au sujet de “Plantes sauvages « du bas de l’immeuble » n°3 : la chélidoine”

    1. On ne peut l’utiliser qu’en frais. Il faut donc avoir un ou deux pieds de chélidoine à proximité si on veut pouvoir venir à bout de la verrue 😉

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