lierre terrestre
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Plantes sauvages « du bas de l’immeuble » n°6 : le lierre terrestre.

Lierre terrestre – Glechoma hederacea

Et voici une aromatique, utilisée pour parfumer de nombreuses recettes! Très abondante dans les pelouses fraîches et les sous-bois, il s’agit du lierre terrestre.

lierre terrestre stolons
Stolons du lierre terrestre, photo P. Goujon

Glechoma est formé du grec Glêkhôn qui désignait la menthe pouliot, et Hederacea de Hedera « Lierre grimpant ». Néanmoins, la seule similitude que l’on peut observer entre ces deux « Lierres » est leur attitude rampante. Le lierre terrestre possède des stolons : du latin stolo qui signifie rejeton. Cette étymologie exprime clairement le rôle du stolon, tige rampante capable de parcourir le sol jusqu’à donner un nouvel individu. Les stolons permettent ainsi la multiplication du lierre terrestre. On connaît bien en général les stolons des fraisiers.

Le lierre terrestre appartient à la grande famille des lamiacées, anciennement appelée labiées. Cette famille regroupe de nombreuses aromatiques que nous utilisons habituellement en cuisine : romarin, thym, sarriette, sauge… Il en présente les caractéristiques générales : tige carrée, feuilles souvent simples et opposées deux à deux, et fleurs zygomorphes (symétrie de la fleur non axiale, dans ce cas la fleur présente une symétrie bilatérale).

Le lierre terrestre est très intéressant en cuisine par son côté aromatique. Il est utilisé comme condiment, et apporte un parfum proche d’un mélange entre la menthe et le citron, avec une légère amertume. Les fleurs peuvent agrémenter vos salades, vos fromages frais, vos assiettes pour la décoration. Les feuilles ont un goût puissant : elles peuvent parfumer des desserts, crèmes, sauces… Les feuilles fraîches ciselées peuvent êtres ajoutées à de nombreux plats, parcimonieusement, à la manière du persil par exemple. La cuisson fait perdre la majeure partie de l’arôme du lierre terrestre.

Le lierre terrestre est utilisé en phytothérapie, notamment pour les affections bronchiques et respiratoires. L’utilisation en phytothérapie est vue en formation spécifique.

Sources :

Tela Botanica

-Dictionnaire de botanique, Bernard Boullard, édition ellipses.

-Cuisine Sauvage, François Couplan, édition Sang de la terre.

-Dictionnaire des Plantes Médicinales et Vénéneuses de France, Paul-Victor Fournier, édition Omnibus.

5 réflexions au sujet de “Plantes sauvages « du bas de l’immeuble » n°6 : le lierre terrestre.”

  1. Article passionnant, merci L’écho sauvage ;p En plus maintenant, je connais le nom donné à la tige rampante : le stolon. Comme si on voyageait au pied de son immeuble. Well done, Mathilde !

    1. La fiche vient 2 ou 3 jours après la publication du post, le temps de vous laisser retrouver dans vos souvenirs ou d’essayer de deviner ce que c’est!
      d’ici mercredi 29, je publierai le petit article sur cette plante 😉

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