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Plantes sauvages « du bas de l’immeuble » n°2 : la cymbalaire des murailles

Pour continuer à s’enrichir pendant ce confinement, je propose de se pencher sur les plantes sauvages qui se trouvent dans le kilomètre autorisé. Comme les agents d’entretien des espaces verts sont absents, nous allons pouvoir observer la montée en fleurs de nombreuses plantes qui nous entourent, qui jusque là étaient fauchées avant leur floraison.

J’appelle « sauvages » les plantes non ornementales et non volontairement apportées par l’homme.

La cymbalaire des murs, doit son nom à la forme de ses feuilles : cymbalaire vient du latin cymba qui signifie barque, canot ou encore nacelle. Le centre des feuilles concave leur a valu ce nom. Cette forme est aussi celle de la cymbale, instrument de musique qui doit également son nom à cette aspect.

Discrète et délicate, cette petite plante est aussi appelée ruine de Rome car elle aurait été importée en France en provenance d’Italie au XVe siècle. Elle s’est ensuite naturellement reproduite et propagée. Elle est à présent naturalisée et on la retrouve à travers toute la France.

Les fruits orientés vers le mur

La cymbalaire est une spécialiste de son milieu : les infractuosités des murs. Elle colonise les surfaces verticales grâce à ses tiges grêles rampantes, à partir desquelles la plante peut de nouveau s’enraciner. Cymbalaria muralis présente une autre caractéristique liée à son habitat : ses fleurs sont orientées vers le soleil, puis après fructification, les pédoncules (tiges qui portent les fleurs) s’orientent vers le mur, à l’opposé. Les fruits se retrouvent ainsi accolés à la paroi et les graines sont déposées sur le mur.

Cymbalaria muralis

Les feuilles de cymbalaire sont comestibles.

Nous en resterons à l’identification si nous sommes en ville, car les sources de pollution sont nombreuses et les plantes sont donc souvent impropres à la consommation.

Références:

Tela botanica

-Clé d’identification illustrée des plantes sauvages de nos régions, Jeanne Covillot.

Dictionnaire latin

Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN)

3 réflexions au sujet de “Plantes sauvages « du bas de l’immeuble » n°2 : la cymbalaire des murailles”

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